Comment j'ai aidé Emmy à investir son héritage de 100K

Romain Cayrol

12/1/20252 min read

Avril 2025. C’est pendant ma promenade en bord de mer qu’Emmy m’appelle sur Whatsapp.
Elle m’explique que sa tante est décédée et qu’elle vient d’hériter d’une somme importante pour elle : 100 000 euros environ.
Emmy a une petite fille et son objectif est clair : protéger son capital avant tout.
Elle veut pas prendre de risques inutiles.
Elle me demande de l’aider à construire un portefeuille capable de durer sur le long terme.

On se met d'accord sur un prix car je sais que ça va me prendre du temps. Je commence ensuite mes recherches.
Je passe des heures sur des sites financiers, des rapports historiques et des graphiques.
Je compare les tendances sur plusieurs décennies.
Je me concentre sur une classe d’actifs différente à la fois.

En premier, les actions.
Je check les indices mondiaux et nationaux sur cinquante ans.
Les graphiques montrent les crises, les bulles et les corrections.
Mais la tendance générale est claire : les marchés montent avec le temps.
Je comprends pourquoi : les entreprises innovent, les perdantes disparaissent, les gagnantes prennent leur place, les indices se renouvellent.
Les actions sont un moteur de croissance pour le capital, mais c’est aussi un actif volatil.

Ensuite, au tour de l’immo, placement numéro un des français.
Je regarde les prix du logement, les coûts de construction et la démographie.
Je check les graphiques sur plusieurs décennies et observe les cycles.
De plus en plus de monde dans les villes, de moins en moins de terrains disponibles, construire devient plus cher.
Même après les périodes de crise, les prix reprennent une trajectoire haussière.
L’immobilier est un pilier stable, idéal pour protéger le capital.

Je continue mes recherches avec l’or.
Je regarde son évolution sur cinquante ans.
L’inconvénient de l’or est qu’il ne produit rien, mais sa rareté lui donne un biais haussier.
Et pendant les crises financières, sa valeur se maintient voire augmente.
Je note son rôle comme actif refuge dans le portfolio.

Puis viennent les cryptos avec un focus sur le BTC.
Je compile des données sur l’offre limitée, les halvings et l’adoption croissante.
Je check la volatilité et les tendances à long terme.
Je constate qu’il possède un biais haussier structurel malgré sa volatilité importante.
Pour quelqu’un avec une forte aversion au risque, l’exposition doit rester limitée, mais elle apporte une diversification unique.

Je consacre aussi du temps à identifier ce qu’il vaut mieux éviter.
Les matières premières : trop cycliques.
Les devises : jeu à somme nulle.
Les obligations : rendement limité sur le long terme.
Les biens de consommation : perte immédiate de valeur.
Ces actifs sont exclus.

Au fil des semaines, j’assemble le tout.
Je lui construis un portefeuille avec pour chaque actif un rôle précis : croissance, stabilité, protection, diversification.
Chaque choix repose sur des données historiques et une logique structurelle, avec pour priorité la protection du capital et la limitation des pertes potentielles.

Une fois le plan complet, je le relis.
Ça tient la route.
Tout repose sur une stratégie rationnelle et prudente.
Je sais que même si le marché traverse des crises ou des cycles baissiers, le portefeuille est conçu pour résister et croître sur le long terme.
Elle peut investir son héritage avec confiance.
Son capital est protégé.
Et elle a un plan solide pour sécuriser l’avenir de son enfant.