Pourquoi mes voisins ont vendu leur résidence principale pour s’installer sur la Costa Brava
Ils habitaient à côté de chez moi.
Depuis des années.
Discrets.
Réguliers.
Toujours la même routine.
Le même appart sur notre littoral français.
La même terrasse.
Les mêmes habitudes.
Ils étaient devenus presque un décor du quartier.
Toujours là.
Toujours constants.
Et puis, un matin…
Ce panneau “À vendre”.
Planté là.
Droit.
Comme une déclaration.
On s’est tous regardés.
Étonnés.
Bouches bées.
Certains pensaient à un divorce.
D’autres à un problème d’argent.
Personne ne savait.
Personne n’osait demander.
Moi non plus.
Jusqu’à ce que je les voie un soir.
Ils rentraient.
Ensemble.
L’air différent.
Ils avaient cette expression que je ne leur avais jamais vue.
Des épaules plus légères.
Des yeux plus vivants.
Comme si une porte invisible venait de s’ouvrir pour eux.
“On part vivre sur la Costa Brava”, m’ont-ils dit.
Naturels.
Posés.
Assumés.
Je crois que j’ai reculé d’un demi-pas.
Surpris.
Curieux.
Admiratif.
Ils ont expliqué.
Sans détour.
Sans hésitation.
Ils avaient tout calculé.
Tout anticipé.
Et leur plan était d’une logique implacable.
Vendre leur résidence principale en France.
Encaisser un capital conséquent.
Acheter plus grand, moins cher, au soleil.
Et faire travailler le surplus.
Pas un caprice.
Une stratégie.
Une vision.
Ils m’ont parlé des prix en Espagne.
De la lumière.
Du rythme de vie.
Des sourires plus faciles.
De la mer plus chaude.
Et je les ai imaginés là-bas.
Dans un appart plus grand.
Avec une terrasse.
Le bleu de la mer.
Les façades chaudes.
Les apéros qui durent trop longtemps.
Les marchés colorés.
Le ciel qui ne connaît presque jamais la grisaille.
L’air de la mer.
La douceur du climat.
L’Espagne qui coûte deux fois moins.
Une fiscalité plus calme.
Une vie plus lente.
Plus simple.
Et chaque fois que je pense à eux, ça me frappe.
Ils n’ont pas seulement déménagé.
Ils ont réinventé leur avenir.
Avec un seul choix.
Leur choix.
Et ça m’inspire.
Vraiment.
Profondément.
Parce que si j’avais été à leur place…
Je crois que j’aurais fait exactement la même chose.
Je vendrais ma résidence principale en France.
Sans hésiter.
Parce qu’ici…
Tout devient de plus en plus cher.
Tout devient de plus en plus étroit.
Tout devient de plus en plus sérieux.
Alors je récupérerais le capital.
Et je lui donnerais un rôle clair.
Créer ma liberté.
Concrètement.
Durablement.
Je commencerais par sécuriser une partie de mon capital.
Pas par peur.
Par intelligence.
Les obligations d’État US à court terme.
Solides.
Liquides.
Prévues pour être renouvelées régulièrement.
Pourquoi les obligations d’État US ?
Parce que l’Amérique ne joue pas avec son crédit.
Parce que c’est court.
Parce que c’est stable.
Peu risqué.
Et surtout…
Parce que ça rapporte vite.
Ça rapporte bien.
Et ça rapporte en dollars.
Une partie du capital protégée.
Une base.
Une fondation.
Ensuite, j’ajouterais une couche de rendement.
Les REIT.
Des sociétés immobilières cotées.
Qui possèdent des immeubles.
Des entrepôts logistiques.
Des data centers.
Eux gèrent tout.
Moi, je touche les loyers.
Sans locataires.
Sans travaux.
Sans appels paniqués.
Sans charges imprévues.
Du rendement régulier.
Prévisible.
Même en dormant.
Même en voyageant.
Même en vivant au soleil.
Puis il y aurait le cœur de tout.
Les actions à dividendes croissants.
Les “Dividend Growth”.
Des entreprises qui, année après année,
augmentent leur dividende.
Certaines le font depuis 10 ans.
D’autres depuis 20 ans.
Les plus mythiques… depuis 50 ans ou plus.
Je choisirais des sociétés stables.
Qui vendent des choses qui ne s’arrêtent jamais.
Énergie.
Consommation courante.
Santé.
Hygiène.
Des entreprises qui traversent toutes les crises.
2008.
Covid.
Inflation.
Récessions.
Elles vendent quoi qu’il arrive.
Elles versent quoi qu’il arrive.
Et souvent…
Elles augmentent quoi qu’il arrive.
Mon objectif serait simple.
Clair.
Ambitieux.
Créer une rente progressive.
Une rente qui ne baisse pas.
Une rente qui augmente.
Une rente qui s’adapte à l’inflation.
Naturellement.
Sans effort.
Sans angoisse.
Et puis je garderais du cash disponible.
Toujours.
Au cas où.
Pour les imprévus.
Pour les opportunités.
Pour la tranquillité.
Je choisirais ensuite un pays où je vis mieux avec moins.
Beaucoup moins.
Portugal.
Canaries.
Costa Rica.
Mexique.
Panama.
Thaïlande.
Costa Brava aussi, pourquoi pas.
Des lieux où les taxes respirent.
Où les prix stagnent.
Où la météo ne te punis pas.
Où tes journées ressemblent un peu à des vacances.
Des endroits où tu payes moins et tu vis mieux.
Où tu manges mieux.
Où tu dors mieux.
Où tu souris plus souvent.
Et j’aurais une petite activité en ligne.
Pas un “job”.
Une passion.
Un prolongement de moi.
Un espace où créer.
Où transmettre.
Où connecter.
Un blog.
Une chaîne YouTube.
Des conseils.
Des accompagnements.
Un projet que tu peux emmener partout.
Qui ne dépend de personne.
Juste assez pour rester vivant.
Pour rester utile.
Pour continuer à apprendre.
Et je me lèverais chaque matin avec cette sensation rare.
Précieuse.
Fragile.
Mais possible.
La sensation d’avoir dit oui à la vie.
Oui à moi.
Oui à un futur que j’ai choisi.
Car mes voisins me l’ont appris sans le vouloir.
Avec simplicité.
Avec courage.
Avec élégance.
La vraie liberté, parfois…
Elle commence le jour où on ose vendre ce qu’on a.
Pour s’acheter ce qu’on veut vraiment.
